Quelque(s) Chose(s)

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révélateurs

mercredi 19 décembre 2012

 

Noir n’existe pas, rien non plus, noir et rien sont vue de l’esprit, quand nous croyons les voir nous voyons autre chose, ils sont des contenants révélateurs de ce qu’ils masquent, objecteurs de leur propre définition.
Noir et rien ont l’épaisseur de ce qu’ils incluent et qui n’est ni noir ni rien. Ils absorbent sans résorber.
Noir et rien – comme douleur et joie – refusent qualificatifs et quantitatifs, échelles, mesures, caractérisations, appellent une sorte de minimalisme.
Noir et rien – comme regrets et espoirs – nous prennent au dépourvu, font surgir d’autres dimensions dans les détails, ils se fondent et se fondent dans l’humilité et la détermination.
Noir et rien ne sont pas obscurs, nous y projetons ce que nous pouvons, ce que nous voulons.


Voir aussi : Noir presque transparent, Sébastien Redon Lévigne & Cyril Berthault-Jacquier.

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