Quelque(s) Chose(s)

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ô

mercredi 2 janvier 2013

Je borde cette veine qui sillonne le dos de ta main, cette ride qui mène à ton regard, elles sont plus présentes que ce matin ou bien est-ce moi. Quand l’heure devient très fluide – pénétrable et influente – tu es prompt à crisper ce qui circule à créer des alias pour ne pas t’épancher. Un peu brouillé – embrouillé – avec l’unité. Tu dis parfois à demi-mots qu’une terre ne donne pas toujours les mêmes fruits. Je te tends un sourire pour que tu mordes dedans. Je ne sais pas jusqu’où peut aller ma force, ni la tienne. Si les mots sont puissants, le sang est magistral.

Je tourne dans ma tête le kaléidoscope dans ma tête la tête qui croit qu’elle est qui croit tourner la tête qui me tourne ce n’est pas elle. Je tourne et retourne la pelote de nos veines de nos déveines, la fabuleuse idée des déboîtements inédits, du puzzle sans gabarit.

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