Quelque(s) Chose(s)

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je ne t’attends pas #1

lundi 17 juin 2013

 

Octobre est doux dans mon cou, la lumière à l’épaule l’instant sourit – je ne t’attends pas.

Tu ne dis jamais à bientôt, tu dis autre chose et il s’ensuit ce qu’il s’ensuit, pourquoi vouloir lier ourler suturer le bien et le tôt. Tu te trouves quelque part à cette heure. C’est une façon de dire, tu te trouves, sommes-nous si souvent que cela raccords accordés concentrés (réunis) concordant dans les cadres nous modifiant à minima. Tu te trouves à l’heure dite universelle dans un lieu facilement interchangeable à l’ère des glissements accélérés, des glissements sans douleur et dématérialisés, tu es de ce monde jusqu’à nouvel ordre mais je ne t’attends pas.

Pendant que là et là le temps pousse et déplace ses innombrables accessoires et ses quelques essentiels, je ne t’attends pas.

Je ne t’attends pas de toute évidence, je ne t’attends pas comme de bien entendu, je ne t’attends pas en théorie, je tente de définir une position de principe, de fonder une méthodologie, d’accomplir une abstraction. Je ne t’attends pratiquement pas, l’attente n’est pas pratique, difficilement praticable, attendre est un exercice de déséquilibre, une inéquation, l’attente celle-là l’attente de fond avec ses lames, ce n’est pas délassant du tout, pas instructif en soi, je préfère ne pas t’attendre.

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